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L'industrie du foie gras

L'industrie du foie gras


En France chaque année, 45 millions de canetons naissent pour la production de foie gras.


Les oeufs éclosent dans des couvoirs placés sur des chariots.


Ces canetons naissent de parents appelés reproducteurs dans l'industrie; les femelles subissent une insémination artificielle dont le sperme est retiré aux mâles, celleux-ci enfermés dans des bâtiments de reproduction jusqu'à ce qu'iels soient tués à l'abattoir ou mourant avant par les conditions de l'exploitation


Dès le premier jour de leur vie, comme dans la filière des poules pondeuses pour les oeufs, les canetons subissent le sexage;

Iels sont trié-es selon leur sexe généralement par retournement du cloaque, la douleur et les émotions engendrées par ces conditions visant la plus grande production sont profondes: stress, anxiété, peur...

Le sexage est très douloureux, les canetons sont jetés et subissent de grandes blessures.


Les poussins mâles sont gardés; le foie gras vient obligatoirement d'un foie malade de mâle.

Le foie des femelles comportant plus de nerfs et étant plus petit a un impact esthétique et de rentabilité inintéressant pour la production, c'est pourquoi toutes les femelles sont tuées.


Les femelles sont généralement broyées dans une broyeuse, écrasées et déchiquetées vivantes par des rouleaux mécaniques.

Les mâles considérés comme trop petits, malades ou encore en surnombre sont eux aussi broyés vivants de la sorte.

Iels sont parfois gazé-es au dioxyde de carbone.

Parfois les oisillons sont broyé-es de telles sortes qu'iels sortent de la broyeuse encore vivant-es, certains membres déchiquetés et arraché. Iels meurent lentement et douloureusement.

Leur corps meurtri est jeté ou vendu -comme engrais organique-.


Les mâles subissent le dé-griffage ; leurs griffes sont arrachées par une machine, ainsi que le dé-becquetage, sectionne la mandibule supérieure de leur bec en étant suspendu dans un appareil nommé débecteuse cautérisante, qui brûle une partie de leur bec dès le premier jour de leur naissance et ce sans anesthésie.

Parfois ils le subissent une dizaine de jours plus tard par coupage aux ciseaux.

Cette partie de leur cors est très sensible, ces mutilations causent un stress et des douleurs qui perdurent durant les mois de leur courte vie.


Ces pratiques sont faites subir aux canetons afin qu'ils ne puissent pas se blesser entre eux avec leurs griffes et leur bec. Par leur enfermement, leur grand nombre et l'exploitation de leur être, leurs besoins ne sont pas respectés. Ils deviennent alors agressifs, développent des comportements stéréotypés par le stress, la douleur et l'anxiété qu'engendrent ces conditions.

Durant les trois mois de cette courte vie, dont ils en ont l'espérance de 20 années, les canards sont enfermés dans des bâtiments d'élevage.

Les canetons sont parqués dans des hangars, ayant parfois accès à un extérieur sec jusqu'à leur quatre-vingtième jour, ne pouvant alors répondre à leurs besoins étant toujours enfermés et exploités; déployer leurs ailes, nager, marcher librement, partager des moments avec leur groupe social de préférence,...


Ils sont transportés dans des bâtiments de gavage, enfermés dans des caissons.

A leur arrivée ils sont enfermés en cage individuelle ou collective afin d'être gavé.

L'espace est réduit, les grilles blessent leurs pattes et leur corps ce qui engendre des infections et fractures.


Le gavage consiste à administrer de force par un tube métallique enfoncé jusque dans le jabot du canard, 500 grammes à 1 kilo d'une nourriture en pâtée constituée de nutriments et aliments richement énergétiques.


Les quantités de nourriture sont administrées deux fois par jour en quelques secondes afin de provoquer la stéatose hépatique, une maladie du foie, dans lequel s'accumule de la graisse sans la répartir dans le corps dû à cette suralimentation.

Le fonctionnement du foie étant ainsi perturbé la température du corps est mal régulée par celui-ci. Ce stress thermique provoque des diarrhées et des halètements; les canards sont en hyperventilation.


Le foie malade, hypertrophié, sa taille est multipliée par 10 en l'espace de 12 à 20 jours. Les organes des canards sont de plus en plus compressés, engendrant en plus de la douleur et des difficultés à respirer, de grandes difficultés à se déplacer -pour ceux qui ne sont pas enfermés en cage individuelle-.

La suralimentation et la douleur que constituent le gavage et les conditions d'exploitation cause une grande dégradation de leur santé.


1 million de canards en France meurent durant le gavage chaque année.


A l'âge de 3 mois ils sont sortis des cages et transportés à l'abattoir où ils sont tués, électrocutés, saignés, éviscérés. Leur chair et leur foie sont ensuite vendus.

Les cages individuelles étant interdites -mais encore présentes dans certaines exploitations-, les cages collectives se développent. Les conditions d'exploitation, leur douleur, leur stress, en sont mêmes. Quel que soit le label, la taille des cages, l'accès ou non à l'extérieur, les canards subissent broyage, mutilations, séparations, enfermements, gavages, pour finir par être tué-es. Leur liberté et leur vie retirées.



Quelques réflexions


En cessant de consommer nous cessons de participer à ces atrocités faites subir à des êtres pour notre seul plaisir gustatif.


Est-il acceptable d'exploiter un être, le priver de sa liberté et de sa vie et ce pour notre propre plaisir, par habitude, tout en y ajoutant une notion de respect et de bien-être en se déresponsabilisant des conséquences de nos propres choix ?


En ne voyant que par des labels choisissant les mots "respect" et "éthique" dans la façon de tuer et manger ces êtres, n'est-il pas seulement une manière de minimiser la souffrance, la douleur et la vie de ces êtres en nous déculpabilisant et nous faisant croire que nos actes sont juste tels qu'ils sont ?

Y a t-il une manière juste, respectueuse, éthique, de tuer un être pour le consommer alors que nous n'en n'avons pas besoin ?



Sources



Le Bien-être des canards pendant la production de foie gras.

Caractéristiques anatomiques, physiologiques et biochimiques en relation avec la formation du foie gras chez les palmipèdes, J.C. Blum – INRA – in « Le point sur les facteurs de réussite du gavage » – 1993 – publié par l’ITAVI (Institut technique des filières avicole, cunicole et piscicole).

ITAVI Antenne région Sud-Ouest. Résultats de la campagne 2012 (exercice 2011-2012) — réseau de fermes de référence palmipèdes à foie gras, 28p. (p.26, p.28).

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