Aura Papillon et Fleur de Lune

Développement personnel et activisme

Réflexions et partages

Imprévus

Imprévu ;

Chose à laquelle on ne s'attend pas. Chose ou événement qui empêche ce qui a été prévu de s'accomplir, de se réaliser.


Quelle est notre relation à l'imprévu ?

Qu'est ce qu'il fait vibrer en nous lorsqu'il est vécu ?


Cet écrit sera abordé selon ce qui peut être vécu – en toute non exhaustivité – à travers l'expérience de l'imprévu, telle mêlée à notre rapport à celui-ci selon nos conditionnements, nos vies, nos êtres...


C'est quoi l'imprévu ?

Une chose, une nouvelle, un événement qui ne fait pas partie de ce que l'on a planifié, ou parfois seulement auquel-le on ne s'attend pas.

L'imprévu chamboule, déstabilise, il est inconfortable, douloureux.

L'imprévu émerveille, met en joie, il est aussi les opportunités, les «petits miracles»...

Les choses qui ne sont pas mises sur les plans tracés de notre vie, qui révèlent à celle-ci toute sa magie, sa douceur et son essence. Quand on pense à ces imprévus là, peut nous venir comme un «si ça n'était pas arrivé, ma vie ne serait pas aussi merveilleuse».

L'imprévu peut aussi être des choses qui révèlent nos peurs, nos angoisses.

Dans ces moments là les imprévus peuvent être vécus selon d'autres perceptions; «si ça n'était pas arrivé, ma vie serait merveilleuse».


Il y a aussi affaire de -mode de- pensées, de perceptions.

Alors qu'est-ce que ça révèle en nous, de nos peurs, de nos attentes, de nos besoins, de notre vérité, de notre bonheur ?

L'imprévu est-il aussi ce que l'on en fait ?


Qu'en est-il de ce qu'on en fait, ce qu'on en pense, qui on en est ?

La gorge qui se sert, la bouche qui se sèche, le ventre qui se noue, parfois, aussi, on le rejette.

Puis au-delà des réactions résultant de nos conditionnements, ce peut être une merveille.


Des merveilles vécues en conscience ou parfois seulement avec le recule, le temps.

On peut paniquer, par la manière dont nous entretenons nos pensées, parce que ce qui arrive là ce n'est pas sur les plans, l'égo branché à la fréquence d'un mode de pensée limitant souffle «vivre ce qui n'est pas sur les plans c'est mourir». Et la mort pour certain-es est à fuir, retarder, rejeter.


Si l'on crée un moment pour choisir, dans un espace en soi, choisir, de toutes nos pensées, une opportunité d'accueillir, observer, respirer.


Quel est le conditionnement qui fait que je le vis ainsi ?

Est-ce que quelque chose meurt réellement quand quelque chose d’inattendu arrive, quelque chose d'autre qu'une image, une attente ou une idée ?

Quand je perds le contrôle les choses essentielles meurt-elles vraiment ?


Que signifie perdre le contrôle ? Quelles sont ces choses essentielles ?

Perdre le contrôle qualifie notre non-maîtrise de ce qui est là, de quelque chose qui arrive, en l’occurrence de l'imprévu.

Cependant on exprime ainsi la perte de contrôle selon le point de vue de nos peurs, nos conditionnements.


Qu'en est-il si l'on change notre perception, tourne notre regard ?


Le non-contrôle de ce qui est est aussi "naturel" et évident que la vie sur cette Terre, son mouvement, son éphémère, c'est à dire que parfois la croyance que l'existence, la vie, l'inattendu peut être maîtrisé ou contrôlé est ancrée en le collectif sans qu'on la remette en question. Hors elle n'a aucun autre fondement que celui de la projection de nos peurs.


La peur, de quoi

De ce que l'on ne connaît pas, de ce qu'on ne peux pas réfléchir, analyser, concevoir pleinement sans ignorance et inconnu.

Sont-ils alors eux aussi à rejeter ? Ou simplement à observer aussi, sans jugements ?

Accueillir n'est-il pas le plus doux moyen de vivre l’inattendu, le non-contrôle de ce qui est ?

Avec un regard doux, nouveau peut-être, diriger son énergie et son attention dans ce que l'on choisit nos pensées, nos choix de perceptions, la façon dont on vit les expériences.

Et ce, encore bien entendu, avec un regard et un non-jugement de soi, des choses. Ainsi nous permettant de vivre ce qui est de notre mieux, sans vider notre énergie dans des choses qui nourrissent nos peurs, nos angoissent, nos souffrances. Lâchant l'attente d'une parfaite manière de contrôler nos pensées, qui nous fait basculer de nouveau dans cette illusion de contrôle, de mode de pensées qui nous freinent.

Créer une pensée douce, la nourrir par d'autres pensées douces, même si des pensées de jugements viennent en notre tête ; observer et laisser être.

Patience et écoute, bienveillance.


Alors où poser le regard ?

Peut-être sur la façon dont on choisit de vivre ce qu'on ne peut pas maîtriser, contrôler.


L'essentielle des choses exprime ici la valeur et l'essence de nos agissements, de nos pensées, de nos actes, de nos projets, ces plans de vie -qui comprennent l'ensemble de nos projets, de nos choix, considérés parfois des plus insignifiants au plus signifiants, de notre vie émotionnelle, psychique, corporelle-.

L'essentielle des choses ne peut mourir, car il s'agit de ce qui touche -fait partie de- notre vérité propre la plus profonde.


La vérité propre est ici exprimée en définissant l'unicité de chacun-e, de tout ce qui compose l'être et fait ressentir en soi la conscience -parfois connaissance, acceptation, amour- de cette unicité, notre entièreté, nous-même.


Ce que j'avais prévu est-il alors fondamentalement dissout ou est-ce l'idée du déroulement de mes plans qui meurt seulement ?

La chose qui change de nos plans lorsqu'ils s'ancrent et rencontrent la Vie -les imprévus, l'inattendu- est seulement le superficiel ; cette chose changeant n'est elle pas la pensée qui se transcende en quelque chose qui prend forme en la vie et de vie ?


Ce qui en est l'essence en nos vies, projets, actes, en nos cœur ne peut-il pas alors, justement, être pleinement révélé par l'expérience de l'inattendu quand on décide d'en faire cette opportunité ?

De par ce choix, se révèlent alors des choses toutes aussi inattendues que ce qui en est l'élément qui les éveillent, des choses en nous-même.

Pouvant révéler nos envies profondes, nos besoins, nos peurs, nos blessures, nos capacités, nos potentiels... Que nous pouvons alors choisir de connaître, d'approfondir ou non.


L'inattendu est peut-être à la source même de l'expérience de vie, l'accueillir c'est accueillir sa propre vie, ici, en ce corps et ce monde.

Avec tout ce que l'on a pas choisi, tout ce qui nous fait mal, nous agace, tout ce qu'on trouve magnifique et injuste.

L'inattendu va au-delà des plans et révèle les pouvoirs que ceux-ci seuls ne pourront jamais nous révéler ;

Notre pouvoir créateur, notre pouvoir de liberté.


Comme si les plans, les choses prévues, ne pouvaient pas prendre vie sans l'énergie de ce qui nous dépasse -j'entends là de ce que nous ne pouvons maîtriser ; la vie-.


L'inattendu ne serait-il pas une partie de nous-même ? Celle de notre ignorance, de notre liberté, de cet espace -ou ce plein- qui se révèle à travers nos expériences.

La planification en serait une autre partie, celle de notre mental, de nos processus créatifs qui se libèrent par des aspects de nous qui réfléchissent, analysent, prévoient.

Tout cela formant un ensemble inséparable et indissociable.


Au plus profond du cœur l'imprévu est -si on le choisit comme tel- un allié de nos plans qui permet d'apposer à nos valeurs, nos joies, nos besoins, nos idées... Des expériences, des ressentis, des apprentissages permettant d'être et faire pleinement de nos êtres, potentiels et capacités afin de mener l'incarnation de ces plans selon nos vérités -nos valeurs propres, nos besoins...- et nos cœurs.


L'inattendu nous révèle à nous-même, à la vie.

Nous pouvons choisir de créer, de vivre, de cultiver selon ce en quoi on croit, puis en ce que l'on décide de croire ou de donner de la valeur, de l'énergie croit-on en nous et nos valeurs plus qu'en ce que les autres croient pour nous-même et elleux-même ? Croit-on que nous sommes légitimes d'Être pleinement en chaque instant quoi qu'il soit ?

Quel système en nous et à l'extérieur de nous nous dirige, sommes nous en accord avec lui ?


Le ici et maintenant ressenti est notre force, notre conscience selon ce qu'on en crée, ce qu'on en fait et ce qu'on en choisit.


La vie ne permet pas de choisir selon le plan parfait, peut-être parce que la Vie est autre, la vie est emplie d'idées, de projets et les choses inattendues qui s'y trouvent créent l'expérience, la joie, le bonheur...

La vie est aussi emplie de choix, qui permettent de choisir encore et encore, autrement ou non. Faisant grandir, dont rien en est une erreur; seulement expériences -si on considère ce qui est par un tel regard-.

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